Le dépistage du cancer du col de l`utérus
Le cancer du col de l`utérus est le deuxième cancer dans le monde chez les femmes en terme de fréquence, derrière le cancer du sein et à égalité avec le cancer colorectal. Près de 400 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, dont une grande proportion dans les populations défavorisées, que ce soit dans les pays en voie de développement ou industrialisés. La méthode standard de détection de ce cancer, employée depuis cinquante ans, consiste à examiner visuellement des centaines de milliers de cellules pour chaque patiente (examen morphologique), à la recherche des petites variations de forme et de taille des cellules et des noyaux qui signalent les cellules précancéreuses et cancéreuses. Cette méthode porte le nom de test de Papanicolaou, du nom de son inventeur le Dr G. Papanicolaou qui l`a mise au point dans les années 1940. Dans le langage courant, on parle plus volontiers de « frottis » en référence au mode de prélèvement des cellules.
Le diagnostic précoce du cancer du col de l`utérus est indispensable à un bon pronostic. Les programmes de dépistage précoce visent donc à identifier les femmes à risques et celles qui présentent les tout premiers stades de la maladie. Chaque année, on réalise au moins 140 millions de tests de Papanicolaou dans le monde. La mise en place de programmes de prévention et de dépistage précoce des anomalies morphologiques des cellules cervicales a permis de diminuer d`environ 70 % l`incidence du cancer du col.
Malgré ce succès considérable, les méthodes actuelles de dépistage et de diagnostic du cancer du col ont des limites reconnues, entraînant un taux inacceptable de faux négatifs et de faux positifs et des coûts élevés. En effet, les tests actuels comportent une forte part de subjectivité et ne détectent pas les marqueurs directs de la maladie.
La recherche du papillomavirus (HPV) a récemment été adoptée pour élucider les résultats de cytologie peu clairs ou légèrement anormaux (dont la plupart sont des faux positifs) chez les femmes de plus de 35 ans. Il a été démontré que les papillomavirus à haut risque (HR-HPV) constituaient le principal facteur étiologique du cancer du col de l`utérus (voir la Figure 1). La recherche de l`HPV dans cette application est cependant limitée à un petit pourcentage de frottis. La sensibilité de la recherche de l`HPV à la maladie est supérieure à celle du test de Papanicolaou. Ceci étant dit, la forte prévalence des infections par l`HPV chez les femmes (jusqu`à 25 %) aboutit à une très faible spécificité (corrélation entre un test positif et la maladie effective), ce qui limite considérablement l`utilité clinique potentielle de cette détection précoce.
Figure 1. On sait que la persistance d`une infection par un HPV à haut risque pendant plusieurs années est un facteur causal de cancer du col de l`utérus.
L`objectivité de la détection précoce de la maladie doit être largement améliorée par rapport aux approches actuelles, basées sur une interprétation morphologique subjective des cellules cervicales ou sur une évaluation du risque en fonction de la présence de l`HPV. Pour détecter et diagnostiquer plus précocement le cancer du col de l`utérus, il est plus efficace de détecter les biomarqueurs spécifiques qui indiquent la présence ou l`absence de ce type de cancer ou de ses précurseurs. mtm laboratories a identifié p16INK4a comme marqueur direct potentiel et développé une famille de technologies de dépistage et de diagnostic basées sur ce biomarqueur. Les techniques de diagnostic et de détection précoce basées sur ce marqueur promettent un diagnostic sûr et précis de la maladie. Les kits de diagnostic de mtm laboratories utilisent le clone d`anticorps E6H4TM, très sélectif et sensible à la présence de p16INK4a, dont la valeur a été démontrée en clinique. À la différence des autres anticorps envisageables, la détection avec E6H4TM ne présente aucune réactivité croisée avec les trichomonas (protozoaires provoquant des infections vaginales), qui provoque un nombre excessif de faux positifs et rend inutilisables les anticorps en question.
Les premiers produits de ce type, CINtec® Histology et CINtec® Cytology ont été mis sur le marché mondial le 1er janvier 2007. Les composants des kits, fabriqués selon les bonnes pratiques reconnues avec l`anticorps optimisé, assurent la reproductibilité des résultats et la constance de la qualité pour l`analyse de différents échantillons.
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